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Rencontre avec Pierre Ducrozet
Article mis en ligne le 28 janvier 2021
dernière modification le 9 mars 2021

par nrampon

Air Collège

Le projet « Air collège » propose d’écrire un livre à la façon d’un cadavre exquis en faisant collaborer plusieurs classes de 3e et un écrivain. Le thème proposé sera inspiré d’un roman de Pierre Ducrozet qui nous accompagnera dans ce parcours d’écriture.
L’auteur a animé une séance au cours de laquelle nous avons pu le questionner sur son métier d’écrivain.
Voici des extrait de nos échanges :

A quel âge vous êtes vous mis à l’écriture ?
- « A 14 ans j’écrivais dans des journaux mais je dirais que je me suis mis sérieusement à l’écriture à l’âge de 20 ans. »

Est ce que vous vivez de votre métier ?
- « Maintenant oui car la somme d’argent qu’on me donne quand j’écris un livre peut me permettre de vivre au moins un an, mais avant de vivre de ça je faisais plusieurs « activités » comme journaliste ou encore professeur… »

Est ce que vous avez des livres en cours d’écriture ?
- « Oui. En ce moment j’écris trois livres en même temps. Cela me permet de ne pas me lasser de ce que je fais. Sinon je suis en train de commencer à travailler l’écriture pour le cinéma notamment pour adapter mon livre « Le grand vertige » en film. »

D’où vient votre envie de vous battre pour l’écologie ?
- « Je me suis toujours battu pour l’écologie et souvent je me fais la réflexion suivante : si on regarde bien les choses en face, elles ne sont pas très enthousiasmantes. Souvent quand je me rappelle cela ça me perturbe et provoque de la colère en moi. Puis je me dis que c’est bien de se faire la réflexion mais que maintenant il faut trouver la force d’agir. Cette réaction doit entraîner une action. »

Comment procédez-vous quand vous écrivez un livre ?
- « Je mets plein d’informations ( lieux, personnages, etc… ) et je trie suivant ce qui est important et ce qui ne l’est pas. Il faut toujours que vous ayez un œil quand vous écrivez et un autre lorsque vous lisez pour bien sélectionner les informations. On peut par exemple avoir une idée qui nous plaît et qu’on va essayer de garder à tout prix sauf que celle ci est soit trop hors sujet soit trop longue ou trop courte. Dans mon cas, mon roman « Le grand vertige » devait commencer par un long monologue de l’un des personnages et je trouvais cette idée superbe sauf que j’ai dû me résilier à la supprimer car celle-ci était trop longue et impossible à rétrécir ou alors elle perdait tout son sens. »

Avez-vous d’autres passions ?
- « Oui j’aime le cinéma, la musique, le sport, voyager. Puis étant mon propre patron je peux organiser ma journée comme bon me semble ou décider de partir en voyage et de mettre mon travail en « pause » si l’envie m’en prend »

Merci Pierre Ducrozet d’avoir pris le temps de répondre à nos questions, la classe de 3e8 est heureuse d’avoir pu dialoguer avec vous !

Lou Bianco